Les aidants proches vivant sous le même toit qu’une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une pathologie apparentée déclarent y consacrer en moyenne 139 heures par semaine, soins, surveillance et soutien émotionnel confondus. Ce sont les chiffres d’une étude de Sciensano financée par la Fondation Stop Alzheimer, et publiée à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer.
Pour la Fondation, la maladie d’Alzheimer et la maladie apparentée ne sont pas la maladie d’une seule personne : "C’est une maladie qui va, au fur et à mesure qu’elle progresse, impacter très lourdement la qualité de vie de tout l’entourage de cette personne malade", explique Lucie Leroux, porte-parole. Au fur et à mesure que la maladie progresse, l’autonomie de la personne malade est impactée également, et le placement en institution ne règle pas la charge : "Ce n’est pas parce qu’on place un proche en institution qu’on arrête de s’en occuper. Et donc, naturellement, ça demande encore beaucoup d’engagement de la part des proches aidants", ajoute Lucie Leroux.