Le président kényan William Ruto a appelé à une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies, dénonçant l’absence de représentation permanente de l’Afrique au sein de cette instance.
Lors de son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de l’État kényan a souligné que l’Afrique représente plus d’un quart des États membres de l’organisation, tout en restant exclue des sièges permanents du Conseil de sécurité.
Selon William Ruto, cette situation reflète une architecture internationale héritée d’une époque où la plupart des pays africains n’étaient pas encore indépendants et n’avaient donc pas participé à la création des institutions chargées de garantir la paix et la sécurité internationales.
« Le monde s’est depuis transformé. Le Conseil de sécurité, lui, ne l’a pas fait », a-t-il déclaré, estimant qu’il est impossible de répondre aux mutations actuelles avec des institutions qui ne se réforment pas.
Le président kényan dénonce également le paradoxe d’un continent régulièrement au cœur des discussions et des décisions du Conseil de sécurité, sans disposer d’une voix permanente dans leur élaboration.
William Ruto plaide ainsi pour une meilleure représentation de l’Afrique afin d’adapter le fonctionnement du Conseil de sécurité aux réalités géopolitiques actuelles.
L'armée éthiopienne a annoncé, jeudi, avoir tué 272 rebelles tigréens dans la région de l'Amhara, dans un contexte de recrudescence de violence.
Des affrontements entre les Forces de défense nationale éthiopiennes et les combattants du Front populaire de libération du Tigré ont lieu dans les États voisins d’Afar et d’Amhara.
Les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir mis le feu aux poudres. Les rebelles tigréens disent « être en guerre ouverte » avec les forces gouvernementales.
Selon des humanitaires, ils ont mené, jeudi, de violentes attaques alors qu'ils tentaient de prendre le contrôle de la ville de Yallo, près de la frontière du Tigré. Ils auraient déjà conquis plusieurs villes, selon des sources.
Des combats sont signalés aux alentours de la ville d’Amhara de Weldiya, l’une des rares voies d’accès à la capitale, Addis-Abeba.
Le Front populaire de libération du Tigré veut couper les lignes d’approvisionnement et avancer vers la capitale, stratégie adoptée lors de la guerre de 2020-2022.
À la tribune des Nations unies, mercredi, le président éthiopien Taye Atske Selassie Amde a dénoncé « les forces de destruction et de chaos » ainsi que « l’ingérence d’éléments hostiles dans les affaires étrangères du pays ».
Cette escalade intervient après la levée, par les États-Unis, des sanctions et des embargos sur les armes imposés à l’Éthiopie et à l’Érythrée.
source africanews
En un peu plus d'un an de pontificat, c'est le deuxième voyage de Léon XIV dans un grand pays européen. Après l'Espagne, le souverain pontife se rend en France. La "fille ainée de l'Église", selon l'expression historique consacrée à partir du XVIe siècle, accueille Léon XIV du 25 au 28 septembre à Paris, Saint-Denis, Metz et Lourdes, dix-huit ans après la venue d'un autre pape, Benoit XVI.
Mais selon Christine Pedotti, directrice de Témoignage chrétien, cette nouvelle visite d'un pape est "bien plus forte", explique la directrice de Témoignage chrétien, revue trimestrielle catholique. Le contraste est saisissant avec le pape François, son prédécesseur. Avec Léon XIV, le Vatican se tourne à nouveau vers l'Europe. "Le pape François s'intéressait au Sud global, aux périphéries du monde. L'Europe et les pays du Nord étaient devenus une sorte de périphérie pour lui", décrit Christine Pedotti.
Un pape plus diplomate
L'absence du pape François lors de la réouverture de Notre-Dame de Paris en décembre 2024 avait également suscité des interrogations au sein des communautés catholiques françaises. "Il y a eu une forme de frustration", confie la directrice de Témoignage Chrétien. "Léon XIV a la nationalité américaine mais il a passé une grande partie de sa vie sacerdotale au Pérou, un pays pauvre et un pays du Sud. Il a effectué une grande tournée en Afrique et il se tourne également vers l'Europe. Avec lui, le Vatican s'adresse aux pays du Sud mais aussi à l'Occident", décrit la journaliste.
(Re)VoirUn mois avant la visite du pape: la France a-t-elle encore la foi?
François Mabille, directeur de l'Observatoire des religions au sein de l'IRIS abonde dans le même sens. "Le pape François était un pape jésuite qui insistait beaucoup sur la question de la pauvreté. Il mettait l'accent sur les fractures sociales de la mondialisation. Et dans cette optique-là, le pape portait toute son attention aux régions du monde périphériques, victimes selon lui des effets de la mondialisation. Les pays du Nord et notamment l'Europe étaient aux yeux du pape François responsables de cette mondialisation, des fractures sociales entre le Nord et le Sud. Le pape François qui était un pape que l'on pourrait qualifier de "protestataire" s'est notamment mis à dos certaines chancelleries européennes avec ses formules choc", explique François Mabille. L'approche diplomatique du tout nouveau souverain pontife est différente, selon cet expert du Vatican.
À Metz, hommage à un père de l'Europe
"Dans ce monde violent et dur, Léon, lui, se présente surtout comme un pape des solutions qui veut parler à tout le monde. Il veut favoriser le multilatéralisme, la médiation. C'est ce que ce pape défend dans les conflits au Proche-Orient, en Iran ou en Ukraine", explique François Mabille. "C'est ainsi que dans le conflit en Ukraine, le pape a envoyé ainsi à Moscou le numéro trois du Vatican, le cardinal Paul Richard Gallagher, rencontrer les responsables politiques russes pour négocier la libération d'enfants ukrainiens", ajoute le spécialiste de la diplomatie vaticane
"Il a besoin d'alliés et les Européens, l'Union européenne et la France sont proches des positions qu'il défend et qui sont très éloignées de celles de Donald Trump", décrit François Mabille.
Le pape, ainsi, se rendra durant cette visite à Metz. Ce choix n'est pas anodin pour Christine Pedotti, directrice de Témoignage chrétien. "Metz c'est la ville de Robert Schuman, père de l'Europe, de la construction européenne, symbole pour le pape de la médiation et du dialogue entre les nations. Le Vatican a d'ailleurs entrepris un processus de béatification de Robert Schuman. Le pape soulignera sans doute que l'Europe a été en grande partie construite par des partis chrétiens démocrates au lendemain de la Seconde guerre mondiale", explique la journaliste spécialiste du catholicisme. Le pape doit se rendre à Scy-Chazelles, au domicile de Robert Schumann, un village à 4 kilomètres de Metz. Le père de l'Europe a été déclaré 'vénérable', dernière étape avant la béatification.
La France et l'Europe, un enjeu d'évangélisation
Le continent européen devient également un enjeu d'évangélisation pour le pape. Selon les chiffres de la Conférence des évêques de France, plus de 21 000 adolescents et adultes vont être baptisés en 2026. Un chiffre en progression de plus de 25% chaque année depuis la crise du covid. "On constate un frémissement, un retour du religieux chez les jeunes adultes ou les adolescents. C'est suivi de très près par le Vatican", constate François Mabille. "On retrouve ce phénomène dans d'autres pays européens comme au Portugal et en Espagne. Mais cela est un phénomène beaucoup plus avancé en France", décrit François Mabille.
"La France est allée très loin dans la sécularisation de sa société. Le catholicisme n'est plus majoritaire en France. Et donc le retour du catholicisme dans une partie de la jeunesse qui n'a pas été baptisée et qui fait la démarche en plein conscience de se faire baptiser constitue un laboratoire, un cas d'étude à suivre pour le Saint-Siège", explique de son côté Christine Pedotti, directrice de Témoignage chrétien. "Ce regain chez les adolescents et les adultes ne compense pas cependant la baisse des baptêmes des enfants par les parents", tempère la journaliste. Les baptêmes des enfants sont passés de 380 000 en l'an 2000 à 150 000 en 2024, selon des chiffres communiqués par la Conférence des évêques de France.
Le procès pour trahison de Tundu Lissu, chef du parti d’opposition tanzanien Chadema, est entré dans sa phase finale devant la Haute Cour de Dar es Salaam.
L’opposant a comparu mercredi devant un collège de trois juges, accueilli par les acclamations de ses partisans. L’accusation et la défense ont présenté leurs plaidoiries finales.
Tundu Lissu est poursuivi pour avoir prétendument incité la population à empêcher la tenue des élections générales de 2025. En Tanzanie, l’accusation de trahison est passible de la peine de mort.
Ses avocats estiment que l’accusation n’a pas présenté suffisamment d’éléments pour établir les faits qui lui sont reprochés. Les procureurs affirment, de leur côté, que les preuves soumises au tribunal répondent aux critères juridiques requis.
La défense avait également souhaité faire comparaître trois hauts responsables de la sécurité comme témoins, mais ceux-ci ont refusé de témoigner.
À la tête du Chadema, l’un des principaux partis d’opposition du pays, Tundu Lissu est détenu depuis avril 2025.
L’administration Trump prévoit de réserver l’essentiel de ses nouvelles admissions de réfugiés aux Afrikaners blancs d’Afrique du Sud. Selon une proposition transmise au Congrès, les États-Unis fixeraient à 17 500 le nombre maximal de réfugiés accueillis au cours des douze prochains mois.
Donald Trump affirme que les Afrikaners sont victimes de persécutions raciales en Afrique du Sud, une accusation rejetée par le gouvernement sud-africain.
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, le président américain a profondément restreint le programme d’accueil des réfugiés. Les Sud-Africains représentent désormais la quasi-totalité des personnes admises : sur près de 3 000 réfugiés accueillis au cours de l’exercice actuel, tous sauf trois étaient originaires d’Afrique du Sud, selon les données du Département d’État arrêtées en août.
La rupture avec la précédente administration est nette. Au cours de l’exercice 2024, sous Joe Biden, les États-Unis avaient accueilli plus de 100 000 réfugiés provenant de dizaines de pays.
Le nouveau programme envisagé devrait coûter environ 500 millions de dollars. Le Département d’État estime que les Afrikaners pourront s’intégrer aux États-Unis tout en limitant le recours aux ressources publiques.
Cette politique suscite toutefois de vives critiques parmi les organisations de défense des réfugiés. Elles dénoncent un dispositif qui privilégie une communauté au détriment de milliers d’autres personnes fuyant les conflits, les violences et les persécutions.
Quand les cartes sont plus « parlantes » que des colonnes de chiffres... En ce mois de septembre 2026 , les géographes du centre bordelais de recherche et d'analyse politique Les Afriques dans le monde (LAM) mettent à disposition de tous quatre cartes issues des résultats communiqués par le Conseil constitutionnel du Cameroun après la dernière présidentielle d'octobre 2025.
Un an ou presque a passé depuis la réélection officielle de Paul Biya, contestée par l'opposant Issa Tchiroma Bakary. Ce que montrent les chiffres officiels - même discutés - une fois traduits en carte, a semblé digne d'intérêt aux chercheurs du centre bordelais LAM. Première nouveauté que les auteurs n'avaient pas tout de suite perçue, le Conseil constitutionnel a rendu accessibles des chiffres par département et pas seulement par région. Ce qui permet des cartes plus détaillées Sur la participation, par exemple. La mise en carte rend visible certaines incongruités. Comme de grands écarts entre départements voisins. Ainsi dans le Meme, moins de 50% des électeurs ont voté officiellement.
Alors que dans le Ndian, limitrophe, marqué par une forte insécurité en raison de la présence de groupes armés, la participation officielle dépasse les 90%. D'autres cartes montrent la répartition du vote par candidat.
Si la tendance nord plus favorable à Tchiroma et sud, plus favorable à Biya n'est pas surprenante, il apparaît une percée du vote Tchiroma en tête dans sept départements de la partie occidentale du pays. Et cela sur un axe allant de Limbé à Bafoussam.
© 2026 AFP
Au moins 100 militaires maliens et cinq paramilitaires russes d'Africa Corps ont été tués le 10 septembre lors d'une attaque jihadiste d'ampleur contre le camp militaire de Dioura (centre), selon des sources militaire, sécuritaire et locale dans un nouveau bilan à l'AFP vendredi.
Ce bilan revu à la hausse fait de cette attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, l'une des plus meurtrières subies par l'armée malienne depuis le début du conflit qui ravage le pays d'Afrique de l'Ouest depuis une quinzaine d'années.
"L'assaut s'est soldé par un drame d'une ampleur inédite. Il y a eu plus de 100 militaires tués dont deux officiers", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire à Mopti s'exprimant sous couvert d'anonymat en raison du contexte.
"Les soldats ont manqué de soutien aérien, il y avait beaucoup parmi eux qui étaient à leur premier déploiement sur le terrain", a-t-il ajouté.
"La prévôté (police militaire) a envoyé un rapport mission après l'attaque. Ce rapport mentionne une centaine de disparus, une trentaine de blessés et autant de prisonniers", a confirmé à l'AFP un officier de l'état-major général des armées.
Selon également un élu local à l'AFP, "le bilan de Dioura a été revu à la hausse".
"Plus de 100 militaires maliens ont été tués. Plus de 80 (ont été faits) prisonniers. Le camp a été abandonné depuis. Le camp a été vidé de tout son armement", a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la semaine, des sources sécuritaires et locales avaient indiqué qu'au moins 50 militaires et cinq mercenaires russes avaient été tués lors de l'attaque, certaines sources évoquant un bilan encore plus lourd.
Jeudi soir, le JNIM a affirmé a avoir "neutralisé" 150 militaires et fait 93 prisonniers, sur son canal de propagande habituel Az-Zallaqa.
Opérations contre les "assaillants"
L'armée n'a pas communiqué de bilan officiel mais annonce depuis plusieurs jours des opérations "contre les assaillants de Dioura".
Dans une vidéo publiée par le JNIM, un homme présenté comme un soldat malien prisonnier raconte en bambara qu'après "plus de trois heures de combat", "nous nous sommes repliés et avons perdu plusieurs hommes".
Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes, de leurs alliés indépendantistes touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) et de groupes criminels communautaires.
Le pays sahélien dirigé par une junte s'est rapproché de la Russie, dont les paramilitaires du groupe Africa Corps l'aident dans sa lutte antijihadiste.
Le pays est plongé dans une situation sécuritaire encore plus critique depuis fin avril 2026.
Les jihadistes du JNIM alliés à la rébellion du FLA avaient alors lancé une série d'attaques coordonnées contre des positions stratégiques de la junte et de l'armée dans plusieurs villes, y compris aux abords de Bamako, la capitale. Ces attaques avaient notamment coûté la vie au ministre de la Défense.
Ce samedi 19 septembre, des "perturbations majeures" affectent l'aéroport international de Ryad, en Arabie saoudite. Des explosions ont retenti dans la nuit et des flammes et de la fumée, sont visibles autour d'un réservoir de carburant, situé proche de l'aéroport.
Un nuage de fumée noire visible près de l'aéroport de Ryad, en Arabie saoudite, le 19 septembre 2026.
Des flammes et de la fumée noire sont visibles ce samedi 19 septembre près de l'aéroport de Ryad, ont indiqué deux habitants de la capitale saoudienne, où des explosions avaient retenti dans la nuit pour la première fois depuis la reprise des hostilités avec les Houthis du Yémen.
Près de l'aéroport, un journaliste a vu un réservoir de carburant du géant pétrolier saoudien Aramco en feu, et des pompiers en train de lutter contre les flammes. Le site spécialisé Flightradar24 a signalé de son côté des "perturbations majeures" à l'aéroport international, "avec des retards importants et des vols annulés".
Fortes explosions
Les habitants de Ryad avaient été réveillés dans la nuit par une alerte de risque d'attaque suivie de deux fortes explosions, selon des journalistes sur place. Plusieurs heures plus tard, des habitants de la ville ont déclaré avoir entendu une nouvelle série d'explosions depuis différents endroits de la capitale.
Depuis l'alerte aux raids aériens, les autorités saoudiennes n'ont publié aucun communiqué apportant davantage de précisions. De leur côté, les Houthis n’ont revendiqué aucune attaque en Arabie saoudite au cours des dernières heures.
Attaques des Houthis
Le royaume saoudien subit ces derniers jours des attaques croissantes des Houthis, combattants pro-iraniens qui contrôlent une grande partie du Yémen voisin et qui combattent les forces gouvernementales yéménites, soutenues par la coalition menée par Ryad.
English
Arabic
