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L'art traditionnel du henné menacé par la pénurie d'eau
Au Soudan, la pénurie d'eau, le changement climatique et trois années de guerre menacent la culture du henné, une plante utilisée pour produire le colorant qui embellit les mariées soudanaises depuis des siècles. Les femmes soudanaises s’accrochent à la tradition sacrée du henné nuptial, alors même que les conditions météorologiques font peser un risque sans précédent sur cette pratique.
« Le henné soudanais est une forme de parure et une carte de visite mondiale pour les femmes soudanaises. C’est une caractéristique distinctive de leur identité. Il représente des coutumes et traditions ancestrales héritées de nos ancêtres. C’est un pilier culturel et un symbole de la féminité. », a déclaréOmnia El Sayyed, propriétaire d’un salon de beauté à Al-Damer.
Ce rite de passage vieux de plusieurs siècles est gravement perturbé, des champs agricoles aux salons de beauté.
Les difficultés économiques aggravées par la guerre et l’effondrement de l’agriculture font que l’approvisionnement s’amenuise et que les coûts montent en flèche.
« Avant la guerre, nous exportions notre production depuis Omdurman vers des destinations du monde entier. Depuis la guerre, nos produits sont exportés via l’Égypte. Les exportations directes via le Tchad sont rares en raison des routes bloquées. », a expliqué Mohamed Ramadan, propriétaire d’une usine de henné.
Pour les agriculteurs, l’irrigation des cultures est devenue totalement imprévisible. Les cultivateurs locaux de henné, comme Abdullah Mohammed dans le nord du Soudan, rapportent que l’eau arrive à des intervalles incroyablement longs et vient à manquer complètement pendant les périodes cruciales de croissance.
« L’accès à l’eau est le principal obstacle qui limite notre production et provoque la sécheresse. L’eau arrive à de longs intervalles et vient à manquer justement au moment où nous en avons le plus besoin. « Nous exhortons les autorités à se pencher sur la question de l’irrigation et à veiller au déblayage et à l’entretien des canaux. », a indiqué Abdallah Mohammed, cultivateur de henné.
Dans la culture soudanaise, le henné n’est pas seulement un produit cosmétique ; il revêt une profonde dimension spirituelle et sociale. C’est un rite de passage essentiel et un symbole de l’union conjugale.
Le Centrafricain Mahamat Saïd Abdel Kani condamné pour crimes contre l'humanité
Le commandant rebelle centrafricain Mahamat Saïd Abdel Kani a été condamné mercredi pour crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale.
Mahamat Saïd Abdel Kani, 56 ans, a été reconnu coupable d'avoir torturé des prisonniers dans un centre de détention de Bangui, lors de combats entre les rebelles séléka et la milice anti-balaka, il y a dix ans.
« La Chambre vous reconnaît, Mahamat Saïd Abdel Kani, coupable, au titre du premier chef d’accusation, de crimes contre l’humanité, pour avoir emprisonné ou gravement privé de leur liberté au moins 39 personnes, dans le cadre de plusieurs incidents mentionnés dans le jugement.»
En revanche, la Chambre vous reconnaît non coupable concernant 19 autres personnes, dans le cadre de plusieurs incidents également mentionnés dans le jugement. »
Le tribunal basé à La Haye, aux Pays-Bas, doit désormais prononcer sa peine. À l’ouverture de son procès en 2021, le commandant rebelle avait plaidé non coupable.
source: AfricaNews
Le raffinage, grand gagnant de la flambée des prix à la pompe
Le prix du baril de brent n’explique pas à lui seul l’envolée des carburants. Depuis février, l’écart entre le pétrole brut et les produits raffinés s’est considérablement creusé, sur fond de pénuries et de capacités de production contraintes.
Qui profite le plus de la flambée des prix à la pompe, depuis le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, le 28 février ? De fait, les automobilistes français ont dû payer 2,39 euros en moyenne leur litre de gazole et 2,17 euros celui d’essence SP95-E10, vendredi 18 septembre, selon les calculs de l’Agence France-Presse pour plus de 9 000 stations-service (+ 39 % et + 26 % par rapport au 27 février). Un record.
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Pour les onze premiers jours de septembre, selon le dernier indicateur en date de l’administration française, ces marges ont été en moyenne presque sept fois plus importantes que durant février : 281 euros la tonne sur le marché européen, contre 41 euros auparavant. Elles se calculent à partir du prix de vente des produits finis, c’est-à-dire ceux raffinés, cotés à Rotterdam, aux Pays-Bas, place de référence pour les échanges. Plus ce prix de vente est élevé par rapport aux cours mondiaux du pétrole brut (le baril de brent), c’est-à-dire par rapport aux cours de la matière livrée avant d’être transformée en essence ou en gazole, plus les raffineurs en profitent.
Présidentielle d'octobre 2025 au Cameroun
Quand les cartes sont plus « parlantes » que des colonnes de chiffres... En ce mois de septembre 2026 , les géographes du centre bordelais de recherche et d'analyse politique Les Afriques dans le monde (LAM) mettent à disposition de tous quatre cartes issues des résultats communiqués par le Conseil constitutionnel du Cameroun après la dernière présidentielle d'octobre 2025.
Un an ou presque a passé depuis la réélection officielle de Paul Biya, contestée par l'opposant Issa Tchiroma Bakary. Ce que montrent les chiffres officiels - même discutés - une fois traduits en carte, a semblé digne d'intérêt aux chercheurs du centre bordelais LAM. Première nouveauté que les auteurs n'avaient pas tout de suite perçue, le Conseil constitutionnel a rendu accessibles des chiffres par département et pas seulement par région. Ce qui permet des cartes plus détaillées Sur la participation, par exemple. La mise en carte rend visible certaines incongruités. Comme de grands écarts entre départements voisins. Ainsi dans le Meme, moins de 50% des électeurs ont voté officiellement.
Alors que dans le Ndian, limitrophe, marqué par une forte insécurité en raison de la présence de groupes armés, la participation officielle dépasse les 90%. D'autres cartes montrent la répartition du vote par candidat.
Si la tendance nord plus favorable à Tchiroma et sud, plus favorable à Biya n'est pas surprenante, il apparaît une percée du vote Tchiroma en tête dans sept départements de la partie occidentale du pays. Et cela sur un axe allant de Limbé à Bafoussam.
Ligue 1 | Nasser Al-Khelaïfi, président du PSG, visé par une enquête pour "prise illégale d'intérêts"
La pression monte autour de Nasser Al-Khelaïfi. Selon les informations de L'Equipe, le signalement déposé par Anticor en mars dernier a entraîné l'ouverture d'une enquête préliminaire, par le parquet de Paris. Le président du Paris Saint-Germain et du conseil d'administration de beIN Media Group est soupçonné de prise illégale d'intérêts durant la crise qui avait touché le foot français en 2024.
Il ne se passe jamais bien longtemps sans que les droits TV du foot français ne génèrent des remous. D'après les informations de L'Equipe, Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, fait l'objet d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris après un signalement d'Anticor, une association de lutte contre la corruption. Le dirigeant est soupçonné de "prise illégale d'intérêts" lors de la crise qu'avait connu le foot hexagonal à l'été 2024.
Alors que deux options étaient sur la table à l'époque, à savoir la création d'une chaîne par la LFP ou un accord avec des diffuseurs, dont beIN SPORTS, chaîne de beIN Media Group dont Al-Khelaïfi est également le président, le Qatarien est soupçonné d'avoir "tenté d'influer sur la décision du conseil d'administration de la Ligue en faveur de la société qu'il préside". Rappelons que "NAK" était également membre du conseil d'administration de la Ligue à l'époque.
Narcotrafic / Première journée du vaste procès "Matonge"
Une dizaine de prévenus sont cités comme les dirigeants présumés de l’association. Un prévenu de 35 ans, défendu par l’avocat Guillaume Lys, est suspecté d’être le dirigeant de l’organisation criminelle.
Quatre hommes sont également poursuivis pour la détention ou le port d’armes prohibées et, en l’occurrence, un pistolet à impulsion électrique et des bombes lacrymogènes au poivre.
Le 3 novembre 2025, 25 perquisitions avaient eu lieu un peu partout en Belgique, mais en particulier dans le quartier Matonge, à Ixelles, "considéré comme étant particulièrement affecté par le trafic de stupéfiants", avait indiqué le parquet de Bruxelles.
Un trafic à plus de 6 millions d’euros
Le ministère public demande la confiscation par équivalent de 6,2 millions d’euros. D’après les calculs du parquet, il s’agirait de l’avantage patrimonial illicite minimum tiré par les 46 prévenus de la vente de stupéfiants.
Lors de son passage devant la chambre du conseil de Bruxelles le 24 juin dernier, le dossier comptait d’abord 59 inculpés. Après une série de non-lieux, 46 prévenus ont finalement été renvoyés devant le tribunal correctionnel. Neuf audiences ont été fixées pour ce dossier volumineux.
L’interrogatoire d’audience a commencé mardi vers 11h00, après deux heures de retard à la suite de soucis dans l’acheminement des détenus.
La balle de kalachnikov ? Un souvenir d’un stand de tir
Les quatre premiers prévenus, entendus dans l’ordre de la citation, ont contesté les faits reprochés. Le premier d’entre eux a déclaré qu’il fréquentait le quartier Matonge "comme tout membre de la communauté congolaise" et qu’il était seulement fumeur de cannabis.
Un autre prévenu à qui la présidente rappelait qu’on avait trouvé chez lui "une balance de précision avec des traces de cannabis", a répondu qu’il avait une "balance à la maison, comme tout le monde". "Moi je n’ai pas de balance de précision", a répliqué la magistrate, "juste une balance de cuisine. Et elle ne porte pas de traces de stupéfiants."
Interrogé sur la présence d’une balle de kalachnikov à son domicile, un autre inculpé a indiqué "être allé dans un stand de tir en Suisse et l’avoir gardé en souvenir."
Une seule prévenue a confirmé avoir été, à un moment précis, un maillon de la chaîne. Un extrait de conversation Snapchat atteste son rôle d'intermédiaire entre deux individus: un détenteur de stupéfiants et un vendeur.
Ce "premier tour de chauffe", d’après la juge, visait à déterminer si les prévenus fréquentent Matonge, consomment de la drogue et connaissent d’autres accusés.
RD Congo : la rentrée scolaire sous la menace d'Ebola
À Beni, la rentrée scolaire a été effective ; ce mardi ; dans plusieurs établissements privés, dans un contexte marqué par la peur de l'épidémie d'Ebola et la menace d'une grève des enseignants. Dans plusieurs écoles, des mesures barrières sont visibles pour tenter de rassurer élèves, parents et enseignants que tout va bien.
Nouveau bilan d'une attaque jihadiste au Mali: au moins 100 militaires tués
© 2026 AFP
Au moins 100 militaires maliens et cinq paramilitaires russes d'Africa Corps ont été tués le 10 septembre lors d'une attaque jihadiste d'ampleur contre le camp militaire de Dioura (centre), selon des sources militaire, sécuritaire et locale dans un nouveau bilan à l'AFP vendredi.
Ce bilan revu à la hausse fait de cette attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, l'une des plus meurtrières subies par l'armée malienne depuis le début du conflit qui ravage le pays d'Afrique de l'Ouest depuis une quinzaine d'années.
"L'assaut s'est soldé par un drame d'une ampleur inédite. Il y a eu plus de 100 militaires tués dont deux officiers", a affirmé à l'AFP une source sécuritaire à Mopti s'exprimant sous couvert d'anonymat en raison du contexte.
"Les soldats ont manqué de soutien aérien, il y avait beaucoup parmi eux qui étaient à leur premier déploiement sur le terrain", a-t-il ajouté.
"La prévôté (police militaire) a envoyé un rapport mission après l'attaque. Ce rapport mentionne une centaine de disparus, une trentaine de blessés et autant de prisonniers", a confirmé à l'AFP un officier de l'état-major général des armées.
Selon également un élu local à l'AFP, "le bilan de Dioura a été revu à la hausse".
"Plus de 100 militaires maliens ont été tués. Plus de 80 (ont été faits) prisonniers. Le camp a été abandonné depuis. Le camp a été vidé de tout son armement", a-t-il ajouté.
Plus tôt dans la semaine, des sources sécuritaires et locales avaient indiqué qu'au moins 50 militaires et cinq mercenaires russes avaient été tués lors de l'attaque, certaines sources évoquant un bilan encore plus lourd.
Jeudi soir, le JNIM a affirmé a avoir "neutralisé" 150 militaires et fait 93 prisonniers, sur son canal de propagande habituel Az-Zallaqa.
Opérations contre les "assaillants"
L'armée n'a pas communiqué de bilan officiel mais annonce depuis plusieurs jours des opérations "contre les assaillants de Dioura".
Dans une vidéo publiée par le JNIM, un homme présenté comme un soldat malien prisonnier raconte en bambara qu'après "plus de trois heures de combat", "nous nous sommes repliés et avons perdu plusieurs hommes".
Depuis 2012, le Mali fait face à une profonde crise sécuritaire, nourrie notamment par les violences de groupes jihadistes, de leurs alliés indépendantistes touareg du Front de libération de l'Azawad (FLA) et de groupes criminels communautaires.
Le pays sahélien dirigé par une junte s'est rapproché de la Russie, dont les paramilitaires du groupe Africa Corps l'aident dans sa lutte antijihadiste.
Le pays est plongé dans une situation sécuritaire encore plus critique depuis fin avril 2026.
Les jihadistes du JNIM alliés à la rébellion du FLA avaient alors lancé une série d'attaques coordonnées contre des positions stratégiques de la junte et de l'armée dans plusieurs villes, y compris aux abords de Bamako, la capitale. Ces attaques avaient notamment coûté la vie au ministre de la Défense.
Arabie saoudite: fumée et flammes près de l'aéroport de Ryad, le trafic aérien perturbé
Ce samedi 19 septembre, des "perturbations majeures" affectent l'aéroport international de Ryad, en Arabie saoudite. Des explosions ont retenti dans la nuit et des flammes et de la fumée, sont visibles autour d'un réservoir de carburant, situé proche de l'aéroport.
Un nuage de fumée noire visible près de l'aéroport de Ryad, en Arabie saoudite, le 19 septembre 2026.
Des flammes et de la fumée noire sont visibles ce samedi 19 septembre près de l'aéroport de Ryad, ont indiqué deux habitants de la capitale saoudienne, où des explosions avaient retenti dans la nuit pour la première fois depuis la reprise des hostilités avec les Houthis du Yémen.
Près de l'aéroport, un journaliste a vu un réservoir de carburant du géant pétrolier saoudien Aramco en feu, et des pompiers en train de lutter contre les flammes. Le site spécialisé Flightradar24 a signalé de son côté des "perturbations majeures" à l'aéroport international, "avec des retards importants et des vols annulés".
Fortes explosions
Les habitants de Ryad avaient été réveillés dans la nuit par une alerte de risque d'attaque suivie de deux fortes explosions, selon des journalistes sur place. Plusieurs heures plus tard, des habitants de la ville ont déclaré avoir entendu une nouvelle série d'explosions depuis différents endroits de la capitale.
Depuis l'alerte aux raids aériens, les autorités saoudiennes n'ont publié aucun communiqué apportant davantage de précisions. De leur côté, les Houthis n’ont revendiqué aucune attaque en Arabie saoudite au cours des dernières heures.
Attaques des Houthis
Le royaume saoudien subit ces derniers jours des attaques croissantes des Houthis, combattants pro-iraniens qui contrôlent une grande partie du Yémen voisin et qui combattent les forces gouvernementales yéménites, soutenues par la coalition menée par Ryad.
